Stromae : clip fort minable

Au rayon des merdes du moment au sujet desquelles on est censé s’extasier on trouve Stromae.

L’équipe du Belge a pondu un clip sans grande idée et à la réalisation essoufflée, qui vient souligner un titre plutôt pénible aux effluves de variété à refrain facile. La narration culmine avec l’entrée en scène du flic-fan, qui propose au chanteur (qui, lui, fait semblant d’être ivre) de le ramener à la maison… C’est inintéressant, c’est d’un niveau poétique quatrième / troisième (option mongolien), et c’est très douteux quant à ce que cela signifie réellement. On aimerait rire, mais c’est pathétique. Se complaire dans la mise en scène d’autant de bêtise est pitoyable. Mettre en scène avec tous les codes de la caméra cachée l’artiste mimant l’ivrognerie du pauvre type esseulé me laisse de marbre. La complicité nauséabonde du flic groupie, qui bétonne en filigrane la démonstration que le statut d’artiste de star permet tout me fait vomir. Et la publication d’un tel clip, qui en elle-même prouve la fierté crétine de l’équipe Stromae me rend honteuse. Tout cela n’a rien de “formidable”, mais est effectivement “fort minable”. 

Le Jacques Brel des années 2010 est bien fade, mais il a au moins l’intérêt de prouver qu’une valeur commune nous unit encore tous et toutes en Europe : la  fascination pour la nullité.

Dominique A : le terrible aveu Mainstream

Dominique A est un homme de qualité. Son intégrité et la constance de son application à garder le cap ont toujours été des vertus séduisantes.

Pourtant on a du mal à croire que c’est avec le très moyen et très mal orchestré ”Vers les lueurs” que Dominique A a conquis un très large public. Ne serait-ce pas plutôt la bonne excuse bien orchestrée des “20 ans de carrière” ? 

L’efficacité un peu facile de ”Rendez-nous la lumière”, seul titre réellement correct du dernier album, est l’arbre qui cache la prairie désertée. Travailleur génial ne rechignant pas à la besogne, Dominique A est devenu un objet de stratégie de marketing musical. Objectif : conquérir un large public, quel qu’en soit le prix.

Aujourd’hui, Dominique A, à la suite de Katerine, a rejoint le courant de la médiocratie musicale française. La sortie d’une nouvelle version du vieillot “Mainstream” résonne comme un terrible aveu.

Oxmo Puccino : l’énigme du soi-disant “poète rappeur”

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Pourquoi Oxmo Puccino rencontre-t-il un tel succès critique ? Pour ma petite tête de bobo écervelée ça reste une énigme.

La musique du parisien est lassante et linéaire. Sa façon de poser sa voix est quelconque et mal assurée. Pourtant il est de bon ton de dire qu’Oxmo Puccino c’est bien, en laissant planer autours de lui une auréole de poète pointilleux…

Le texte d’Oxmo Puccino est-il génial au point de sauver tout le reste ? J’ai voulu vérifier. J’ai écouté longuement, j’ai lu. Ma conclusion est que cette auréole de “poète” n’est pas légitime.

Oxmo Puccino n’est pas un idiot, soit. Mais du point de vue littéraire, les qualités qu’on lui prête ne se retrouvent nulle part dans ses textes, qui sont d’une pauvreté désertique. Toute prof qui fréquente des élèves au Collège pourra attester du fait que ses élèves sont tous capables des mêmes “prouesses”.

Prenons quelques exemples. Pour commencer, ce début de “365 jours”, extrait de l’album au titre facile “Larmes de paix” : 

"Le bruit de la pluie sur le bitume,
En panne d’essuie-glace
Mon pare brise pleure,
Mon humeur durcit la glace
Ceux qui disent “le temps c’est de l’argent” sont dans l’erreur
Si on met les euros de côté, pas les heures
Je commande un café avant le texte pondu
Demande mon dû, car j’ai trop posé
Avant que le sucre ait fondu
Souvent en avance, le temps m’importe mon pote
Si tu ne peux pas être à l’heure il faut que tu te télé portes
Quand on se rate, y’a pas de prochainement
La vie est courte et la mort a tout le temps,
Né le matin, majeur à midi, vieux dès vingt heures
L’histoire oublie les héros pas les vainqueurs”

Ce n’est pas terrible.

Les figures de styles sont faibles. Dire “mon pare-brise pleure" pour signifier qu’il pleut est de très bas niveau. L’expression "né le matin, majeur à midi, vieux des vingt heures" est une métaphore digne d’un ado, mais pas plus.

De plus, la mise en articulation des phrases les unes avec les autres est vraiment mauvaise, tant dans la gestion des rythmiques internes que dans la mise en musique des allitérations. Soit, on a parfaitement le droit de s’affranchir de toute règle. Mais uniquement quand on le fait pour devenir génial. Or Oxmo Puccino n’est pas génial. 

Autre exemple, plus récent cette fois-ci, tiré de la chanson “Artiste”. Elle commence comme ceci :

Nous naissons tous fous avec une vie pour guérir
Tant qu’une belle vérité reste à se conquérir
Trouver l’idée qui marche deux cent ans
L’impression de le faire en plaisantant
Accueillis comme ds clowns pas drôles
A la profonde parole de puits de pétrole
Avant que la fortune soit subite
Tous les génies étaient stupides
Couver le feu
Dans la glace et s’y réunir dès fois
Excusez nous la réussite
Ceux qui n’aiment pas n’ont qu’à le faire d’abord
Allez mettre plus de dix personnes d’accord”

Refrain :
"Artiste c’est pas difficile
On essaye de faire un pull avec dix ficelles
Je peins des chansons à la décibel
Trouver cette chose qui nous la rend si belle”

Une fois encore, c’est d’une faiblesse décourageante.

Dire que l’on naît ”fou” et qu’on a la vie pour “guérir” n’a aucun sens, d’un point de vue humain comme d’un pont de vue psychologique ou spirituel. Une “profonde parole de puits de pétrole” ne veut rien dire. “Avant que la fortune soit subite, tous les génies étaient stupides” est une strophe ridicule et fausse. De qui parle-t-il ? De Warhol ? D’Einstein ? De Gainsbourg ? De Bob Dylan ? S’il cherche à dire qu’avant leur reconnaissance, ceux qu’on qualifie aujourd’hui de génie passaient pour des fous, des excentriques ou des marginaux, le terme “stupides” est terriblement mal choisi.

Affirmer “Excusez nous la réussite, ceux qui n’aiment pas n’ont qu’à le faire d’abord, allez mettre plus de dix personnes d’accord” est dans le fond de sa signification réellement stupide, pour le coup. Cela respire l’arrogance satisfaite du petit meneur qui fait le fier dans la cour de récréation (“je suis plus swagg que toi, nananananére”). C’est de plus une vision pitoyable de l’activité d’artiste. On confond la popularité et l’excellence : Star Academy.

Conclusion : 
Je me limite à deux exemples, parce que c’est insupportable. En étant honnête intellectuellement on peut affirmer que les textes d’Oxmo Puccino sont très en-dessous de ceux de nombreux autres artistes de variété. Jean-Jacques Goldman, Pascal Obispo, Francis Cabrel, pour n’en citer que quelques uns, sont tous incomparablement supérieurs à Oxmo Puccino, tant du point de vue stylistique que du point de vue poétique.

Il est très difficile de comprendre l’image d’intellectuel du rap qu’on accorde à Oxmo Puccino, puisqu’elle ne trouve aucune justification dans ses textes. La mauvaise habitude de citer certains auteurs lors des interviews ne fait que renforcer cette sensation d’être pédant et approximatif. Étaler sa culture a toujours été l’apanage des médiocres.

Que trouve-t-on donc à Oxmo Puccino ? Tient-on là le seul rappeur correct et fréquentable ? La denrée serait-elle rare au point qu’on se doive de fermer les yeux sur ses inconséquences artistiques ?

L’homme a l’air sincèrement sympathique, il donne le sentiment d’être d’une bienveillance profonde.  Mais la faiblesse textuelle et musicale de ce qu’il produit n’en est pas pour autant excusable.

Doit-on s’interroger sur l’intégrité des critiques de notre époque ? Ceux-ci ne devraient-ils pas, plutôt que de prononcer des éloges creux, tirer à boulets roses sur l’artiste, pour le forcer à s’extraire de sa médiocrité.

Oxmo Puccino méritera d’être porté aux nues quand il sera devenu génial. Aujourd’hui, il n’est qu’un artiste fade et sans relief, qu’on aura oublier à la première occasion. 

Lou Doillon artiste féminine de l’année ? J’ai failli tremper ma culotte.

Les filles bien nées ont la vie belle. De nombreuses chanteuses au talent autrement plus solide doivent se battre contre vents et marées pendant de longues années avant d’arriver à obtenir un minimum d’attention. Mais quand on est née devant des portes grandes ouvertes, bâcler un album à peine correct suffit pour être appelée “génie”, être promue nouvelle figure de proue d’une génération, entendre son titre sur les ondes habituellement les plus pointilleuses, être propulsée en tête d’affiche des Transmusicales de Rennes (honte à eux) et finir par être désignée artiste de l’année 2012 aux Victoires de la Musique. 

Quoi ?! Lou Doillon artiste féminine de l’année ? Non vous ne rêvez pas. Quand j’ai appris la chose j’ai hurlé de rire au point que j’en ai presque ruinée ma culotte. Pourquoi ? Parce que l’album de la petite fifille à Papa et Maman n’est pas une merde intégrale ? Et cela mérite un trophée ? Quelle blague.

Soyons justes.  Places est un album sans intérêt, une collection de titres de variétoche sans trouvailles et sans surprises. Lou Doillon est une artiste mineure, plutôt fade, qui n’a absolument rien de génial pour le moment. L’accueil qui lui est réservé par les professionnels est  disproportionné, injuste, irrationnel et indigne au vu de ses enregistrements autant que de ses prestations scéniques sincèrement dispensables.

Lou Doillon artiste de l’année… Quelle mascarade. 

Poni Hoax : étalon sans talent

Les Poni Hoax ont composé un bon titre, "Antibodies", et ont donné quelques concerts plutôt intéressants. Par leur attitude de rebelles exigeants, les Parisiens ont su s’entourer d’une aura mystérieuse qui a souvent laissé penser qu’ils feraient référence. Mais le nouveau disque “A State Of War” prouve le contraire. Il singe les pires moments des discographies de David Bowie et Madness. A l’image du premier extrait “Down On Serpent Street”, mélange sans saveur de “Young Americans” (Bowie) et de “Our House” (Madness).Sans idées et sans ambition, Poni Hoax est désormais plus proche du poney que de l’étalon.

Chat n’a pas beaucoup d’intérêt

Chat manque de chien. Les compositions convenues de la chanteuse servent un texte peu inspiré qui ne résiste à aucune facilité. A l’interprétation vocale fragile et sans magie répond rapidement la lassitude. Même l’auditeur le mieux disposé à supporter cette pop facile et bêbête ne parvient que difficilement à la fin des cinq titres de variétoche sans vision et sans avenir que compte le nouvel EP.

La Femme est infâme

"Sur la planche" était un de leurs premiers titres. Il était pompé sur “Killing An Arab” de The Cure. Même ambiance + mêmes guitares + mêmes intentions = foutage de gueule.

On avait pardonné La Femme parce qu’on ne souhaitait pas jeter les premiers la pierre (ou les ciseaux). Le groupe de lycée inspirait en effet une forme de sympathie.

Mais quelques mois après, La Femme à peine majeure a vendu cul et âme au plus offrant : Universal. Elle a suivi l’exemple de l’autre génie racoleur de cette époque musicale d’éboueurs spécialistes de la récup en terres d’Indochine : l’inutile Lescop.

Le nouvel EP de La Femme est très moyen, le groupe a perdu de sa fraîcheur. La chanson "La planche" nous est resservie dans une nouvelle version encore plus plate. Le nouveau simple est un double plutôt dispensable fait de méandres poussifs et mégalo. "La Femme / Hypsoline" est musicalement sans intérêt et linguistiquement incompréhensible. Pour couronner le tout le texte est d’une bêtise absconse. La voix à peine pubère de la chanteuse est remplacée en seconde partie par les murmures postillonnants d’un chanteur mâle et aphone, tout juste sorti de la mue. Ce diptyque résume en fait la trajectoire du groupe de lycéens : La Femme s’est muée en infâme travesti.

Le vidéo clip qui accompagne les deux titres leur va parfaitement bien : il est prétentieux et ennuyeux. Supporter La Femme pendant 10 minutes (douche non comprise), c’est au-delà de l’acceptable. 

FAUVE ≠ BIEN

Un des nouveaux supports masturbatoires tendance, c’est FAUVE ≠. Avec un signe “≠” pour bien spécifier que ce n’est pas pareil. Mais ça a beau ne pas être pareil, ce n’est pas bien pour autant.

Pour résumer, FAUVE ≠ c’est Oreslan atteint d’un Gilles de la Tourette qui chercherait à imiter Diabologum. Les bougres ont l’arrogance de se réclamer du groupe de Michel Cloup. On croit rêver.

Chez FAUVE ≠ le texte est insipide et mal écrit. On a lu qu’ils étaient poétiques et bruts. Mais désolé, la réalité s’impose. Tout ça est digne d’un gamin de 4ème. 

Exemple : 

"J’ai aussi appris que tu rêvais
D’être Lennon ou McCartney

Qu’est-ce que tu veux, mon vieux ?

T’as fait de ton mieux, ça s’est pas fait 



Et puis on m’a dit que la nuit 

Tu cherchais à revendre ton âme au Diable

Pour qu’il te rende moins laid

Plus fort, aimable et stable 



Pourtant t’es beau, comme une comète

Je t’ai dans la peau, je t’ai dans la tête

Et quand bien même

Y aurait que moi
Tu peux pas t’en aller comme ça 



Parce que t’es beau

Comme une planète

Je t’ai dans la peau, je t’ai dans la tête
Je te le répèterai

Tant qu’il faudra

Tu peux pas t’en aller comme ça” 


Le verbe verdâtre et mou est servi par un flow éructé sans magie et sans hargne par un jeune homme au souffle un peu court et à la musicalité de tondeuse à gazon. Le sus-mentionné Orelsan, un des pires MC du XXIème, serait qualifié de génie par comparaison. Postillonné sur un lit de musique digne d’un film pornographique des années 90, on remarque en définitive que la vraie qualité de FAUVE ≠ c’est la cohérence parfaite entre la faiblesse du fond et celle de la forme.

Chloé Swann : le pétard humide qui fait mouiller les Inrocks

On cherche déjà à nous la vendre comme la Cat Power made in FranceArrêtons les conneries tout de suite. Chloé Swann déverse une folk-pop aussi conventionnelle qu’inintéressante. Sa voix au timbre correct aurait peut-être pu donner quelque chose dans un contexte musical qui ne fût pas aussi nul. Mais on est ici dans un univers sans risques et sans surprises, collection de balades chiantes, nimbées ça et là de vocalises senties comme un coup de klaxon en pleine église. La réalisation est digne de la plus commune des variétés, sans âme et sans relief. Et pour parfaire le tableau : les visuels misent tout sur le joli minois de la chanteuse.

Bref. Un vrai cas d’école. Titre de la leçon : “Comment, avec une jeune femme certainement talentueuse réussir à monter un projet plouc pour oreille peu exigeante.”

"Cat Power"? Non mais ça va pas ? Il faut vraiment être sourd pour marcher là dedans. Ou… journaliste aux Inrocks. En effet, même si on s’efforce de garder du respect pour l’ex-magazine rock, laisser un de ses journalistes débuter un article sur Chloé Swann en citant les énormités du dossier de presse tout en apportant son approbation immédiate, c’est vraiment prendre le lecteur pour un crétin. Dans le texte promotionnel qui accompagne la sortie de son premier ep, il est dit de Swann qu’elle possède une voix de femme fatale évoquant à la fois Nico et Lou Reed, Cat Power et Patti Smith. Eh bien, c’est vrai. Et le scribouillard zélé de pousser l’énorme bouchon encore plus loin dans le non-sens :"Une de ces voix qui vient de là, qui vient du blues, et qu’on comparerait bien aussi à celles de Lou Doillon et d’une ancienne première dame de France." 

On nage en plein délire.

Nous voilà avec, sur le même plan : Carla Bruni, Lou Doillon (dont le premier disque tout juste correct a suscité un emballement médiatique et professionnel aussi délirant qu’indigne, soit dit au passage), Nico, Lou Reed, Patti Smith, Cat Power… Le tout jeté dans un benne grossièrement étiqueté ”Blues”, invoquée au moyen d’un gros clin d’oeil bien lourdingue à Johnny Halliday.

Putain. Skip James et Robert Johnson doivent se retourner dans leurs tombes et les moquettes des Inrocks doivent être dans un sale état.

Anti Trust

Pastiche grotesque de Pop 80s, Trust pompe son inspiration chez New Order et Pet Shop Boys. Mais sans l’excitation de la découverte. On a déjà entendu et entendu encore cette messe-là. A quoi bon la resservir ?

Nouvel objet de fantasme pour hipsters sans saveur, Trust n’inspire pas la confiance. Rétrograde et ininventif au possible, Trust est un groupe tribute qui s’ignore, à peine sauvé par une voix intéressante mais écrasée par l’histoire emmerdante des synthétiseurs d’avant.

L’album TRST vaut malgré tout une écoute, ne serait-ce que pour se dire, entre deux bâillements, que le temple retro resté bien gardé.

Comment ? Oh oui, pardon, “garder le temple retro” est un synonyme de “faire de la musique” depuis le début des années 2000.

Et sur le trottoir d’en face : les artistes et critiques de tous horizons de parader en oscillant du bassin, secouant l’excuse “post-moderne” qui leur sert de cache sexe.

Mais jusqu’où Foals tombera-il ?

Le premier album était bon. Univers intéressant, guitares originales. Le trip zouk sous amphétamines plongé dans un bain Math Rock d’Antidotes avait un certain cachet. Ca méritait d’être étudié plus avant. L’album avait quelques faiblesses, mais rien de grave, puisque les Anglais étaient bons sur scène.

Le deuxième album, Total Life Forever était une catastrophe pompeuse et mégalomane, sans grande saveur et sans idées, à l’image de son titre. Des tartines interminables de titres dégoulinant d’effets d’un goût douteux, des faiblesses mélodiques et des constructions bâclées… Le groupe avait régressé sur scène. 

Holy Fire est le titre du troisième album. Il laisse penser qu’on va de mal en pis. En effet, de la métaphore facile de la solution médicamenteuse, on était passé aux prétentions holistiques les plus courantes chez les mecs un peu perchés, les drogués et les chanteurs à minettes. Et on aboutit sur le délire illuminé. Ce mauvais pressentiment est confirmé par l’écoute du titre 'My Number'. De la funk eighites mal réalisée, sorte d’Earth Wind And Fire sans groove et sans mélodie, mais avec les mêmes velléités populiste. 

Maniéré, rétrograde et inutile. Le nouveau Foals est fatigué et fatigant. 

Granville : ne rien recommencer nulle part

Une faiblesse mélodique difficilement tolérable, des compositions fades et une production insipide, une incapacité chronique à livrer un concert décent, des voix fausses et sans cachet… 

A moins d’être un apologiste forcené de la médiocrité, il n’y a aucune justification rationnelle à s’imposer un tel supplice.

Tout recommencer à Jersey ? Sans façon. Ou alors en silence.

C2C c’est assez

La nouvelle déclinaison de la french touch version turntablism est un énorme succès populaire. Pas un Super U ou un Franprix ne ne le passe en boucle, il est de toutes les playlists et de tous les éloges. Même le Grand Journal de Canal+ ne s’y est pas trompé.

C’est dire.

Le crew de DJ n’est pas dénué de qualités. Certes. Mais il n’y a pas de quoi  gémir au génie musical. C’est honnêtement ficelé, mais la recette est assez commune quant à sa musicalité, à l’outil scratch prêt, et a déjà été largement développée par Moby et Fat Boy Slim, avant 2000, puis par toute une ribambelle de suiveurs dont le succès a culminé avec Justice.

Dispensable, mais suffisamment festif et techniquement impressionnant pour être sympathique et indolore, C2C est devenu à vomir avec le matraquage. Assez !

Je dis “Merde” comme un emblème

Malgré des dons certains conférés par la Nature dès son plus jeune âge, le fils Chedid n’a visiblement pas décidé de se fouler très longtemps.

Showman racoleur mais fortiche (on peu au moins lui reconnaître ça), il n’a pas livré un disque correct depuis le pourtant déjà perfectible Je Dis Aime (1999). De disques mous en disques chiants, M est tombé dans les disques mauvais : la catastrophe Mister Mystère (2009) célébrait avec pertinence dix années d’emmerdement. On n’a pourtant jamais cessé de croire que la bête de scène se relèverait à un moment. Mais non…

Auréolé par une gadgetisation de l’image, cheap comme une plan de communication Vania (même public, bien vu), M a su faire une belle carrière de fonctionnaire de la variété française. Et il en est l’emblème le plus caricatural. A son image il est fade, sans remous, sans aspérités, sans profondeurs, sans surprises,  sans envies, sans intérêt.

Derniers sévices en date, l’album Îl conjugue le déguisement de carnaval pathétique à la faiblesse musicale patente. Le titre Mojo est un single mensonger. Une figure de proue qui se croit immense au point d’avoir l’illusion de cacher la barque en carton sur laquelle elle est fixée. Cette chanson est un pastiche mal fagoté des Black Keys. Ni plus ni moins.

Au bord de la mer du plagiat, le bon ouvrier copiste confesserait la nullité de sa créativité.

Je dis stop.

Isabelle a les yeux de Lescop

Attention French Poop. 

Avec moins de talent que Les Inconnus, le rejeton de Nicola Sirkis a réussi à commettre un album entier de ritournelles insipides et fumeuses, écrites comme on part à la selle et composées à la truelle. Une parodie des pires années d’Indochine (et on a le choix) prise à ce point au premier degré relève soit du cynisme le plus dégoûtant, soit du type de pathologie qui devrait vous emmener directement à l’hôpital psychiatrique.

Prétentieux comme un étudiant en première année de lettres, ampoulé comme une bourge frigide qui voudrait se faire élégante, chiant comme un vieux garçon aux habitudes inamovibles, Lescop est une misère musicale.

Vivement que le vent tourne et qu’enfin l’odeur se disperse.